Way of life. Part 1

Parlons un peu du Skopjote et de son style de vie.  Le Skopjote a un salaire moyen avoisinant les 200€, autant dire qu’il n’a pas beaucoup d’argent. C’est un peu comme partout, la classe moyenne disparaît pour creuser un fossé de plus en plus grand entre les riches et les pauvres. De ce fait il est très commun de vivre avec ces parents jusqu’à son mariage. Une fois le mariage fais (de temps en temps) le couple prend la maison des parents et les parents déménagent dans un appartement. Une des conséquences de cette cohabitation est visible dans la rue. Les jeunes sont partout, les couples se bécotent à l’abri des regards et les groupes squattent les places, parcs et banc public, banc public, banc public…

Mais que font-ils de leur temps libre ? Etant donné que les jeunes ont 4/h de cours par jour et que le taux de chômage approche les 29% en 2013 (contre 10% en France) le temps libre n’est pas ce qu’il manque. Chaque soir il est possible de faire la fête chez un ami ou dans un bar. Le jour on peut tout simplement y boire un café (turc de préférence ).

Outre la fête et la convivialité le Skopjote rêve d’argent. Les enseignes « sport of life » et « Mozzart » sont omniprésentes. Ce sont des agences de paris sportifs. Je ne connais pas l’âge légal mais j’y ai déjà vu des adolescents. Dans les loisirs où l’attrait du gain est le principal moteur il y a le casino, aussi populaire que les paris. Allez creusons le bien profond ce fossé.

Si vous êtes plus sage, les cafés et leurs terrasses couvertes fumeur vous accueillerons dans un brouhaha incessant. Le Macédonien parle fort à cause des décibels plus que généreusement poussé.

A la maison les séries turc animent la télévision, « amour, gloire et beauté » devient Arte si l’on compare..

Un petit creux ? A l’extérieur la majorité des « plats » sont salés. Souvent à base de pâtes feuilletées bien huilée et fourrée avec des épinards ou du cirénié (un des deux fromages local ). Les Kafana et Pécara ne désemplissent pas (un peu comme nos kebab ou autre fast food mais plus à la mode d’ici). Je détaillerai leurs habitudes alimentaires plus longuement un autre jour. Soit disant passant : Pas de Mc Donald ici !!! ils n’ont pas réussi à s’implanter :D

Pour se déplacer c’est bus, taxi ou voiture. Le taxi est très prisé, bien que son prix ai triplé ces trois dernières années il reste très accessible ( comptais 2€ la course soit 120 Dénards pour 3-4 km). Concernant les bus il y a des privés ou des publics. Le privé est à 25 den, il est plus fréquent, plus lent, s’arrête où on le souhaite. Et le public, 35 den, plus rapide, aux horaires fixes. Trois jours par semaine les transports en commun sont gratuits pour les plus de 60 ans. Autant vous dire qu’on le remarque très vite!

Rappelons que la moitié de la population Macédonienne habite à Skopje ( ou du-moins y travaille). Petite anecdote rigolote, la  seconde ville contenant le plus grand nombre de macédonien ne se trouve pas en Macédoine mais en Australie! Autant dire que quand on sort de la ville c’est beaucoup plus rural. Skopje est un peu  » the place to be » mais vous n’y trouverez pas la beauté du pays. La Macédoine est naturellement parlant riche. Mais pour le voir il faut sortir de la capitale Les Skopjotes ne sortent pas trop de la ville en général. Seulement pour les vacances. Ils partent l’été grâce à un crédit qu’ils rembourseront tout le reste de l’année.

Autre richesse du pays: les gens. Si vous êtes Albanais les Albanais seront vos amis pour la vie, si vous êtes Macédoniens les Macédoniens seront vos amis pour la vie, si vous êtes Roms les Roms seront vos amis pour la vie et si vous êtes étranger ils seront tous vos amis. Oui il y a du racisme. J’ai de la chance je suis dans la dernière catégorie.

Souvent je vois de l’incompréhension dans les yeux des gens quand je leurs dis ce que je fais, surtout avec les personnes peu tolérantes qu’on trouve à Skopje. Ici les macédoniens n’aiment pas les albanais, les albanais n’aiment pas les Roms, les Roms n’aiment pas ceux qui ne sont pas Roms etc etc… le racisme est aussi présent que la pauvreté. Ne serait-ce pas la pauvreté qui accroît le racisme ? Pourquoi les Hommes dépensent de l’énergie à haïr leurs frères dans les pires moments alors que, tous ensemble, on pourrait se battre pour un monde plus vrai, plus juste. Un état qui construit une ville qui n’as rien a voir avec sa population ferait mieux de réfléchir aux différentes manières d’aider, de souder et de rendre heureuse celle ci. J’ai de plus en plus l’impression que l’Homme fonce dans le mur, mais attention par n’importe comment. Avec une magnifique BMW plaqué or, un gros dollars sur le capot, à son bord une belle Barbie qui aura passé la moitié de sa vie à se dire qu’elle est moche et l’autre partie à trouver des solutions pour être « belle », à coté d’elle un homme qui aura passer toute sa vie a gagner de l’argent, jusqu’à s’oublier, jusqu’à oublier se qu’est l’Amour, jusqu’à oublier que les patates poussent dans la terre à force de les consommer congeler en cube. Quand je pense trop à notre futurs j’ai l’impression d’être coincé dans le coffre de cette BMW.

Très bientôt la deuxième partie de « way of life »  qui portera sur l’environnement de l’Homme à Skopje ( gouvernement, média…).

Les enfants de Shûtka

P1020187
 
Shûtka est, rappelez vous, la seule ville Rom du monde. C’est la seule aussi a avoir adopté le romani comme langue officielle. Elle a été crée en 1963 ,suite au tremblement de terre, pour reloger « décemment » les roms qui avaient perdu leurs logements. Cette ville a pour Maire Elvis Bajram, le fils de l’ancien Maire. Mais si celui ci a toute les fonctions d’un maire on peu dire qu’il n’a pas les qualifications pour. Sa sympathie est son plus grand atout.  Mais par exemple une mosquée et des classes supplémentaires pour l’école secondaire sont en construction depuis longtemps et devrais être finis mais les travaux n’avancent plus. En Mars on lieu les élections, j’ai hâte de voir ça.
Quand vous entrez pour la première fois dans Shûtka cela a des airs de marché avec des échoppes partout et nul part. Chacun vend quelque chose. Ensuite vous vous égaré de la rue principal et ce qui est le plus choquant c’est qu’une maison immense et magnifique peu côtoyer un taudis. Les différences  de niveau de vie sont flagrantes. Dès qu’on possède de l’argent ici il faut le montrer. De plus a shûtka les rue sont en terre: terre+eau = Boue. Je connaissais la boue avant, bien sur comme tout le monde me dirais vous mais quand la boue entre dans votre quotidiens c’est différent. Bien que pas grave c’est le problème number one des maisons. Souvent des tapis servent à s’essuyer les pied (mais si préalablement vous n’avez pas passé 5 bonne minutes sur un coin de marche a enlever le plus gros le tapis est inutile). Les tapis: la première chose que je vois quand je commence ma journée.
 
Je travaille dans 2 centres pour enfants, Nadez ( qui signifie espoir) et le Daily center (centre quotidien). Lire la suite

Petit tour dans le Sud.

Samedi matin, enivré par l’alcool et éblouis par notre nuit blanche, nous sommes parties en bus direction le lac d’Ohrid. Dormir aurais été une erreur !

Nous partions pour 4 jours.

Le lac d’Ohrid est dans le sud, à 3h de bus. C’est un lac de 358km² qui se partage entre l’Albanie et la Macédoine. Dès notre arrivée nous sommes allez sur une plage caillouteuse ou nous étions seuls. Après le couché de soleil et quelques jeux de cartes au coin du feu nous sommes retournés en ville dans le but de trouver un appartement pour la nuit. Ce qui ne fût vraiment pas compliqué car les  » agents immobilier » sont à vélo et pistent les touristes pour leurs proposer des chambres. Nous en avons eu pour 25€ la nuits ( soit 5€/pers) . Le soir je n’ai pas fais long feu mais les garçons eux on été en faire un sur la plage et au matin… Lire la suite

J’y suis !

Image

Le visa a été délivré à l’ambassade le 26, le billet d’avion a été pris le 30 et me voilà à Skopje pour 6 mois!

Quand je suis arrivée à l’aéroport il n’y avait personne avec un papier écrit Marion dessus comme cela était prévu. J’ai eu ma première frayeur. Mais 5 minutes après maxime (un de mes colocataires) est arrivé et nous nous sommes mis en route pour l’appartement avec Gjoko le coordinateur de VCS ( volunteer center of Skopje).

Etant donnés que ce sont les vacances jusque Mardi nous avions du temps pour nous. Lire la suite

Commençons par le commencement.

Je me présente je suis Marion Marthouret, j’ai 19ans bientôt 20, Lilloise. Le bac en poche, j’ai eu envie de voyager et de concrétiser mon désir de faire carrière dans le social.

De site en site j’ai découvert les différents programmes de bénévolat que propose la France et l’UE. Et surtout l’Adice, une association Roubaisienne qui accompagne les bénévoles en commençant par la promotion de la mobilité, la recherche et la définition du projet puis un accompagnement individuel et renforcé.

Concrètement ils m’ont aidée à choisir le programme de mobilité qui me convenait le mieux puis le projet le plus adéquat avec mon projet pro et enfin ils me sont d’une grande aide concernant toutes les formalités administratives. C’est une association, dans mon cas, dite « d’envois » car elle m’aide à partir, elle m’aide à créer un lien avec l’association « d’accueil » et reste à l’écoute de tout ce qu’il se passe sur place. C’est très rassurant quand on part dans un pays dont on ne connait rien.

Mais je ne suis pas encore partie ! Hé oui entre le moment où l’on choisit son projet et le moment où l’on part il y a quelques mois qui s’écoulent et pas toujours rapidement…

Mon projet parlons-en:

J’ai choisi d’aider les Roms qui résident en Macédoine, et plus précisément les enfants. Mais c’est une mission parmi d’autres étant donné que je participerai activement à la vie de l’association également. Dès la réception de mon visa de travail je m’envolerai donc pour Skopje sa capitale, qui possède une seconde capitale : celle des Roms: Shutka. Mon deuxième lieu de travail (le premier étant l’assoc’).

Pourquoi les Roms ? Pourquoi la Macédoine?

Je veux acquérir de l’expérience, de la maturité, de nouvelles compétences tant professionnelles que sociales ou encore personnelles, déscolariser ma façon de penser, être capable de tout gérer dans ma vie durant 6 mois, découvrir de nouvelles cultures, voire de nouvelles personnes, partager, apprendre, comprendre, VIVRE.

(La comparaison avec ce que j’aurai acquis se fera à la fin de ce blog. ^^’)

Quoi de mieux pour ça qu’une immersion totale dans un pays dont on ne connait ni la langue, ni la culture, ni les habitudes… et y travailler pour une association au contact de la plus grande minorité d’Europe, population tant critiquée mais si peu connue et si complexe. (je me suis renseignée depuis, je ne pars pas entièrement ignorante! vive le petit futé! )

« Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues… » (Joseph Kessel)

Image